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Le Monde — April 2026

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👍#POLY

Polymarket’s Paris weather market was manipulated through direct physical interference, generating about $34,000 in profit.

As reported by Le Monde, an individual took advantage of an unmonitored Météo France temperature sensor near the runway at Charles de Gaulle Airport. Using a portable heat source—believed to be a hair dryer—they temporarily increased the recorded temperature. The person had previously bought unlikely outcomes (like “22°C”) at very low prices on April 6 and April 15, then altered the sensor reading to force the market to resolve in their favor. In response, Météo France has filed a criminal complaint with French authorities.

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Doute instinctif et scepticisme contrôlé

Le doute est naturel. D’une certaine façon, nous le pratiquons tous en permanence pour un tas de choses au quotidien sans forcément nous en rendre compte. Fréquemment dans les actes de tous les jours, nous suspendons notre jugement et investiguons. Cette posture intellectuelle est tellement naturelle qu’elle se fait souvent de manière non consciente, presque instinctive. On l’a par exemple lorsqu’on traverse la rue, on tourne la tête d’un côté puis de l’autre. En faisant cela, on intériorise le doute suivant « Peut-être qu’une voiture arrive, peut-être pas, tout ce que je sais, c’est qu’il me faut vérifier pour le savoir », puis on vérifie, on investigue en regardant des deux côtés. Cela se produit de manière extrêmement rapide dans le cerveau. En moins d’une seconde, l’esprit doute sans même conscientiser le doute. Cette suspension du jugement est naturelle, car celui qui s’apprête à traverser sait au fond de lui qu’il ignore si une voiture arrive ou pas. Intérioriser le savoir « Je ne sais pas » est ce qui l’a conduit à suspendre son jugement, à douter. Celui qui ne regarde pas quand il traverse, et ce, parce qu’il est dans la croyance, est fou. Croire à la présence ou à l’absence d’une voiture, sans investiguer, c’est bien le début de la folie. Il en va de même pour ce qui est de croire à des récits sans avoir suspendu son jugement. La majorité des humains de la planète ne sont pas fous, mais se comportent souvent comme tels. En effet, ils ne sont pas fous en ce sens qu’ils ne sont pas dans la croyance avant de traverser la rue et doutent et investiguent, mais ils se comportent comme des fous en refusant de le faire face au récit de l’autorité ou face à l’opinion de la majorité. Ils étouffent ainsi ce que leur cerveau fait naturellement : suspendre le jugement et investiguer.Revenons sur ce qu’il se passe dans le cerveau de notre piéton juste avant qu’il vérifie en tournant la tête à droite et à gauche. Une action mentale très importante se produit dans son esprit : il suspend son jugement. Il ne croit rien, ni qu’il y a une voiture ni qu’il n’y en a pas ; il ne croit rien, car il sait qu’il ne sait pas. Conscientisant son ignorance, il vérifie, il regarde à droite, à gauche, et enfin il traverse s’il constate qu’il n’y a pas de danger. Mais même lorsqu’il traverse, il garde dans un coin de son esprit qu’une voiture peut débouler à toute vitesse à l’angle de la rue, que la faible luminosité l’empêche de voir correctement le danger au loin, qu’un vélo peut arriver sans qu’il l’ait entendu, etc. L’attitude qui consiste à suspendre son jugement, à investiguer, puis à continuer de rester un minimum sur ses gardes après être arrivé à une conclusion porte un nom : la prudence. Mais pourquoi diable cette attitude est-elle assimilée à de la paranoïa quand il s’agit de vérifier une information médiatique, politique ou d’analyser une doxa ? Alors que tout le monde est parfaitement conscient que les mensonges politiques et médiatiques ont toujours existé, la posture intellectuelle consistant à être dans le doute vis-à-vis de ceux-ci relèverait du délire, de la paranoïa ? Comprenons-le, le paranoïaque n’est pas celui qui vérifie en tournant la tête avant de traverser la rue, mais celui qui refuse de traverser, car il est persuadé que des voitures veulent l’écraser. Face aux informations, le paranoïaque n’est pas celui qui suspend son jugement pour les analyser, mais celui qui est d’emblée certain qu’on lui ment. Regarder les informations en doutant, c’est-à-dire en intériorisant une fois l’idée « Ce qu’on me dit est peut-être vrai, peut-être pas, il me faut vérifier pour le savoir », et investiguer, ne relève pas de la paranoïa, mais de la prudence. Il s’agit d’un remède contre l’erreur, la précipitation et la manipulation. Si le doute est probablement le début de la sagesse, il est à coup sûr celui de la prudence. Le doute est l’inverse de la croyance. C’est en cela que le doute est l’attitude du scientifique.

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Apr 24, 12:20 PMMore from @berlin_vfr

"Ce que j’appelle moi-pensant est ce moi intérieur capable de poser des questions et de douter des réponses. Ce moi intérieur est chercheur de vérité et est inhérent à l’être humain en cela qu’il est présent en chaque enfant à l’état embryonnaire. Ce moi-pensant est aussi le moi qui doute. Revenons un instant sur l’importance de cette posture intellectuelle : le doute. Nous vivons une étrange époque où l’on tente de nous faire croire que douter relève du complotisme, c’est-à-dire du délire. N’est-ce pas paradoxal, pour ne pas dire orwellien ?Je retiens plutôt la pensée d’Aristote : « Le doute est le commencement de la sagesse. » Mais encore faut-il savoir ce que douter signifie. Nombre de gens assimilent à tort le doute à la négation. Il n’y a rien de plus inexact. Douter d’un récit ne veut pas dire croire qu’il est faux. Au contraire, douter c’est précisément refuser de croire. Le doute, c’est la prise de conscience de son incertitude et de son ignorance, et les accepter. Ainsi, tout l’art du doute consiste à ne pas précipiter son jugement devant un récit ou une information, c’est-à-dire être capable d’intérioriser l’idée : « Ce qu’on me dit est peut-être vrai, peut-être pas, je vais creuser avant d’approuver ou de réfuter. »Ce dont il est question ici, la suspension du jugement, est une véritable discipline à laquelle l’école prépare mal les élèves. Comprendre cela, c’est comprendre la crise de l’esprit critique qui frappe le monde des adultes ainsi que leur forte tendance à se réfugier aveuglément dans le récit de l’autorité. Tous les récits qui parviennent à nos oreilles doivent passer par un sas d’entrée. Ce sas, c’est le « doute méthodique ». Si les gens qui lisent ces lignes ne doivent retenir qu’une chose de cet essai, c’est celle-ci : doutez de tout discours, y compris du mien. Oui, l’attitude à adopter devant un récit quel qu’il soit n’est ni le rejet ni l’adhésion, mais le passage sous le filtre de l’esprit critique, en chercher les éventuelles failles. Et même après être parvenu à une conclusion personnelle, bref, même après avoir fait son devoir d’être pensant, il faut toujours garder dans un coin de son esprit que l’on n’est pas omniscient et que la conclusion à laquelle on est parvenu est peut-être vraie, peut-être erronée, peut-être lacunaire. En suivant cette méthode, on se tient prêt à remettre en question ses opinions à tout instant, on acquiert une façon d’être au monde qui nous permet de progresser dans la quête de la vérité et d’être ouvert au débat. Reconnaître que l’on n’est pas omniscient est la première étape pour finir par connaître quelque chose. Ainsi se forge la souveraineté intellectuelle.Résumons : douter témoigne d’une grande force intérieure. Aussi paradoxal que cela puisse paraître de prime abord, celui qui doute, c’est-à-dire celui qui suspend son jugement devant tout récit, est une personne pleine d’assurance. Pour douter d’une chose, il faut être confiant. Et l’expression maximale de la confiance en soi, c’est la capacité à douter de ses propres opinions. Mieux, à douter de soi-même à la manière de Descartes, se demander si on existe et arriver à la conclusion qu’on existe indubitablement en tant qu’être qui doute, qui pense, qui est conscient."

Médiavers, médiathéisme et complosophisme

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Apr 22, 12:24 PMMore from @thelatship

РАФИЛЯ ШАМСУТДИНОВА🌿 pinned «https://max.ru/rafilya_shamsutdinovaBLOG Мин МАКС КАНАЛда дусларым, шунда керегез яме!!! Ике каналга да куеп җитешмим, дөньялар үзгәрсә, Телеграм нормаль эшли башласа, куярбыз монда да Аллаһ боерса✅❤️ Әлегә бик начар эшли миндә, сездә дә шулдыр инде...»